Un petit barbecue ?

Tant que je suis dans la culture australienne, je vous présente l’une des plus grandes occupations des australiens : le Barbecue .
Quand on est « in », on dit aussie Barbie et on l’écrit BBQ.

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Le barbecue est vraiment une institution en Australie. On peut même parler de religion. Car TOUT le monde fait des barbecues ici : les enfants, les parents, les grand parents, les noirs, les blancs, les asiat’, les musulmans, les cathos, les boudhistes, TOUT LE MONDE.

C’est l’occasion de réunir famille ou amis pour un repas dans son jardin ou dans un parc.
Oui car les parcs publics sont TOUS équipés de barbecues en libre service. Oui ! Et pour couronner le tout : c’est GRA-TU-IT. Oui !! GRATUIT !

Les barbecues publics ressemblent à ça :

Pour les allumer, il suffit d’appuyer sur le bouton en bas :

Et après on peut s’en donner à coeur joie :

J’insiste sur le fait que les barbecues sont vraiment présents partout. Dans les parcs nationaux, sur les plages, en ville, dans la forêt, dans les petits parcs publics.
Bref, partout !!

Donc pour m’intégrer à la culture aussie, ben moi aussi je fais des BBQ :)

Un couple d’ami m’a proposé de faire un BBQ dans un parc à 3/4h de route de Melbourne.
Tu parles que je suis d’accord !!
On y est partis un dimanche :)

On a bien profité de la journée car il faisait particulièrement beau :)

Au menu :
Viande (of course) :

et Cheesecake maison (délicieux!!) :

C’était l’anniversaire de monsieur, on a donc fêter ça ;)

Ce jour-là, je découvre que les spatules de cuisine font aussi décapsuleur :)

Et j’apprends à faire un sandwich traditionnel australien : une saucisse dans une tranche de pain en diagonale avec de la sauce :

Très simple, très bon :)

Après avoir bien manger, on s’est prélacé sous le soleil :

Moment bien mérité :D

En fin d’après-midi, on s’est déplacé pour aller rendre visite aux kangourous (sauvages) du parc :



C’était super sympa !!!

Et merci à mes deux amis qui m’ont fait découvert cet endroit vraiment sympathique!

Question pour ma famille et ceux qui la connaisse : il ne vous fait pas penser à quelqu’un ce monsieur ????
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Le football en Australie

Aujourd’hui, samedi, est un jour très important pour la majorité des australiens.

C’est LA Grande Finale de Football !!!

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Mais attention, ce n’est pas le même football qu’en Europe.
Ici, quand on parle de « football », on veut parler du Football australien !
Note : « notre » football s’appelle soccer

En Australie, le football, c’est une vraie institution. Tout le monde en parle!

La plupart de mes collègues sont des fans inconsidérés et me rabâchent régulièrement que je devrais aller voir un match.
Oui … c’est vrai … je devrais … enfin … j’aurais du.
Car maintenant c’est trop tard!

La grande finale a lieu à l’heure où j’écris ce post.
Etant curieuse, je regarde le match à la télé (la télé est allumée 1 fois par mois dans la maison où je vis :D ).

J’essaie de comprendre les règles :D

Pas évident.
En gros, ça ressemble UN PETIT PEU au rugby.
Le ballon est ovale mais un peu plus petit que celui de rugby.

Les joueurs peuvent prendre le ballon avec les mains et/ou avec le pied.

Mais pour qu’une passe soit valide, il faut « frapper » le ballon :
- soit à la main (handpass) : le ballon est tenu dans la paume d’une main et est frappé avec le poing de l’autre main
- soit au pied (kick) (bon ça tout le monde connait)

Le football australien a la réputation d’être un sport violent. Bon de ce que j’en vois à la télé, ça me parait pas plus violent que le rugby. Cela dit c’est marrant, ils se disputent souvent (on voit ça au foot aussi) quand ils ont pas la balle en se bousculant l’un l’autre avec les mains :D


Niveau terrain, il est ovale et même presque rond!

Et d’après ce que je comprends, les joueurs doivent marquer des buts entre les cages (en haut et en bas)
Et pour marquer, il est obligatoire d’avoir frappé le ballon au pied.

Les cages sont un peu les mêmes que celles de rugby :

Pour plus de détails, voir la page wikipédia française ou anglaise.

Une particularité que j’ai remarquée aussi, c’est que les joueurs ont des maillots assez moulants. C’est donc plutôt sympathiques à regarder :)

Revenons-en donc à la finale du jour qui oppose le club de Hawthorn au club de Fremantle.
Hawthorn est dans la banlieue Est de Melbourne (tout proche de chez moi).
Fremnatle est dans la banlieue Sud-Ouest de Perth (tout proche de l’océan).

Le match se déroule à Melbourne, on a donc pas mal de visites ce week-end :)

Toutes les équipes de football ont des petits surnoms.

Pour cette finale, on a les Hawks (=faucons) pour Hawthorn et les Fremantle Dockers pour le club de l’Australie occidentale.

Même ma compagnie fait de la pub pour la finale :


Pour l’instant, les Hawks sont en tête (ce qui doit plaire à mes collègues :D ).

Wait&see …
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Bungle Bungle – Lundi 17 juin

On est à présent dans le Kimberley (région de l’Australie Occidentale) :

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On passe la nuit à l’entrée du parc : le Purnululu National Park.
On dort sur le bord d’une route pas fréquentée.
A cet endroit y a beaucoup de vaches (des troupeaux entiers!).

Personnellement, les vaches j’en ai pas peur du tout (en fait c’est le cas pour tous les mammifères, je les aime tous plus ou moins).
Mais ce n’est pas le cas de chéri. Il a peur que les vaches nous agressent.

Du coup, il stresse et il arrête de me répéter la même chose : « t’as pas entendu là ? »
Moi : « hein ? mais non »
Lui : « mais siii, je suis sûr que c’est une vache qui s’approche et qui va renverser le 4×4  »
Moi : « mais non, elle aurait aucun intérêt »

Bon à force de me parler des vaches, Chéri commence à me faire psychoter moi aussi.
Du coup, ce soir là, il m’est très difficile d’aller faire mon pipi (lui il s’en fout, il en a pas besoin). Moi c’est non-négociable.
Du coup, dans le noir complet, je fais attention à tous les bruits et je regarde si y a pas de vaches aux alentours.
Evidemment je ne vois rien, je me dépêche de faire mon business et je rentre illico dans le 4×4.
C’est un Chéri très moqueur qui m’accueille : « ah tu vois toi aussi t’as peur!! »

« NORMAL avec tout ce que tu me racontes !! »

Bon bref, on finit par s’endormir …

Puis en pleine nuit (4h30), on entend une voiture (enfin un 4×4) passer sur la petite route que l’on croyait pas fréquentée.

Perso, je m’en moque complet, je me rendors.

Puis quelques dizaines de minutes plus tard, le 4×4 repasse devant nous et s’arrête.
On dit rien…

Puis il se met à klaxonner comme une furie !
Chéri (toujours dans son trip des vaches) me dit en chuchotant « il doit y avoir des vaches sur la route, il les fait partir »

Tu parles!! Il ne s’arrête pas de klaxonner.
Au bout d’un moment (voyant que le klaxon ne produit aucun effet), il se met à parler et à nous appeler (là on commence à se dire que ça doit pas être pour les vaches!).

Alors voilà ce qu’il nous dit le monsieur : « Vous êtes pas sensés être là…  »
Nous : « ah bon ? on savait pas … » (tu parles!)
Lui : « oui c’est privé ici »
Moi : « ah bon ok, on doit partir tout de suite alors ? » (j’essaie de négocier qq heures de sommeil, il est meme pas 5h du mat merde!)
Lui : « oui, et je repasse dans 10 minutes pour voir si vous êtes bien partis »
Moi : « Ok, on s’en va »

Bon.. pas le temps de déjeuner, de se toiletter, hop il faut partir.

On va donc entamer les longs 50 kilomètres de route qui nous séparent du prochain lieu qu’on veut visiter…

Le chemin est très très accidenté, y a des bosses de malades! Des passages d’eau (4 au total).
Il fait nuit, on ne peut donc pas filmer.
Par contre, on a droit à un superbe lever du soleil, voici quelques photos prises de l’intérieur du 4×4 :



Après une heure de route, on arrive enfin au Visitor Center. Merde, il ouvre à 7h (il est 6h) et il faut payer l’entrée au parc.
Hors de question de poireauter pour rien, on paye l’entrée avec le système d’enveloppe (on est pas en France ici, on fait confiance!).
11$, c’est pas cher. Je me fais un plaisir de leur donner ma monnaie surtout sachant le spectacle qui nous attend.
Mais j’y viens vous inquiétez pas ;)

Les Bungle Bungle sont divisés en deux parties pour les visites.
La partie Nord avec quelques mini randos sympas à faire pour aller voir des points de vue.
Et la partie Sud qui est la plus impressionnante avec les plus belles choses à voir.

Donc notre programme : le nord ce matin – le sud cet aprem
C’est chargé, alors on perd pas de temps (la nuit vient à 17h).
Et du coup, on a eu vraiment de la chance de se faire délogés de bon matin car on aurait jamais pu tout faire (déjà qu’on a pas tout fait, quel regret!).
Enfin bref, on est donc partis pour la région du Nord.

Premier arrêt : Kungkalanayi Lookout (encore un nom à coucher dehors!)
Une grosse étendue de rien avec une vue à 360°
Malheureusement les panoramas, c’est pas ce que je gère le plus donc, voici la photo que je peux vous montrer :

A cet endroit, on croise trois 4×4/camping car. Ce sont 3 couples comme nous avec trois voitures de locations exactement les mêmes. On a trouvé ça rigolo :)

Deuxième arrêt : Echidna Chasm

Un petit paradis avec plein de palmiers!!
C’est magnifique



A l’interieur de l’abîme (=Chasm), on peut y marcher, c’est sympa et très impressionnant!

On ressort retrouver la chaleur (il faisait frais dans l’abîme) et on s’aperçoit à quel point les palmiers sont grands :



(trouvez moi sur la dernière photo !!)

Troisième arrêt : Osmand Lookout
Ce lookout n’est pas exceptionnel alors j’en profite pour faire une photo de l’endroit où on est en regardant le point de vue (je sais pas si je suis claire ?), bref photo :

sur le trajet, petite photo de la nature :

Quatrième arrêt : Mini Palms Gorge
Cette gorge est aussi sympathique.

Les palmiers sont aussi présents par ici (bon c’est le nom du machin en meme temps!)

Le trajet est très difficile et il fait particulièrement chaud. On va croiser un couple de vieux (et je me demande comment ils vont faire pour boucler cet aller-retour).
Puis on arrive à la gorge, mais ca rend pas du tout bien en photo… même si le lieu est sympa en vrai :

Voilà !!

Après cette grosse rando, on part pour le Sud !

Là on arrête la voiture et on va marche pour visiter tout le reste !
On se prépare un petit casse croute pour la rando, et hop on est parti :

On découvre les Bungle Bungle !!
Ayé on est dans le vif du sujet.
On a fait un détour de plus de 1000 km pour les voir, alors maintenant qu’on y est, profitons en !

Mais c’est quoi les Bungle Bungle ?

Petit résumé historique qui ne fait de mal à personne :
Tout d’abord, il faut savoir que le Parc National de Purnululu fait partie du Patrimoine mondial de l’UNESCO. Il s’étend sur 240 000 hectares et contient le massif très découpé des Bungle Bungle.
Note : Purnululu signifie grès en langage aborigène.
Cette région isolée est gérée comme un milieu sauvage. Elle présente de nombreuses tours rocheuses. Il est interdit et impossible de les escalader car la roche est friable.
Ce paysage, le plus étonnant et mystérieux de tout le continent australien, a été révélé par hasard au début des années 1980.
Les Bungle Bungle sont constitués par une prodigieuse succession de dômes de roche rouge stratifiée. Pendant des millions d’années, le vent, la pluie, le soleil, les écarts de températures entre le jour et la nuit arrachèrent le sable et la terre, jusqu’à ce que seuls les squelettes décharnés des montagnes subsistent.
Une masse de dômes de grès est coupée de canyons extrêmement étroits où poussent des livistona palms (= palmiers) et autres plantes tropicales.
Telles de grosses cloches, ces dômes se succèdent, s’imbriquent, se déforment, reprennet leur arrondi sur des kilomètres. Cette infinité de petits monts forme un véritable labyrinthe où il est facile de se perdre.

(Je confirme la dernière phrase!)


Premier point intéresssant : Cathedral Gorge

Sur le chemin on croise des morceaux entiers de pierres qui se sont effondrés:

C’est assez impressionnant parce qu’il se détachent vraiment à la verticale..

Après quelques dizaines de minutes, on arrive à la Cathédrale (y a de l’eau !)

à gauche, vue vers l’intérieur
à droite, vue de l’intérieur
Puis on repart, le retour est plus favorable pour les photos :

Deuxième point interessant : le Piccaninny Creek Loukout
Pour y aller, on passe en plein milieu des domes!
Il n’y a PERSONNE et les paysages sont vraiment impressionnants




Sur la dernière photo, on peut voir le lit de la rivière. En effet, on est en saison sèche donc il n’y a pas d’eau. Mais en saison humide, tout ceci est rempli d’eau.
D’ailleurs on peut voir que les courants sont assez forts vu à quel point la roche est creusée :

On arrive enfin au panorama. On ne regrette pas ce petit détour, c’est magnifique :
(je l’ai mis cliquable parce que ca vaut le détour)

On en profite pour s’installer à l’ombre et manger notre casse croute.

La vue aux alentours est vraiment extra, je me régale des yeux :

Puis on repart, l’heure tourne, il faut absolument finir la rando avant la nuit (ca serait vraiment dangereux de faire le retour de nuit).
On continue, je m’amuse à faire des photos :

Puis on croise un des dômes complétement fendu verticalement. Chéri n’en revient pas !
Un petit zoom rien que pour vous :

Puis on continue notre rando qui devient deplus en plus difficile. Il y a du sable partout. Et évidemment en basket, on s’en fout plein les chaussures. On essaie de marcher le plus possible dans la roche mais parfois c’est impossible …
(cliquable aussi)

On continue donc sur le lit de la rivière (seul endroit pratiquable en fait) :

Parfois même la piste pratiquable est pas si pratiquable que ça :

Petit moment artistique :

On arrive à la dernière étape de notre journée : The Window

On aurait tellement aimé aller plus loin mais on a pas le temps. La rando se fait sur deux jours. Quel dommage!!!!
Donc voici The Window :

Comme vous pouvez le voir c’est un trou dans la roche qui fait des ombres sympas quand on est dessus ^^

Voilà, maintenant il faut faire demi-tour, la nuit va arriver, il est trop dangereux de rester là. On est seuls.
On rejoint donc notre 4×4.
On marche d’un pas très très soutenu mais je n’oublie pas de prendre des photos :D


On retrouve notre 4×4 après plus de 4h de marche…
Et on reprend la route vers la civilisation.

Au retour, on fait ça de jour, on croise donc l’Elephant Rock :

(vous voyez l’éléphant ? ce n’est pas la meilleure photo que je pouvais prendre mais parfois on a la flemme de sortir de la voiture pour faire des photos, résultat ben ça donne ça!)
Bref!

On refait les 50 kilomètres retour.
La route est toujours aussi pourrie et les bosses sont exagérement prononcées!
D’ailleurs, on croise un des 4×4 du matin (vous vous souvenez des 3 couples avec 3 fois le même véhicule). Et ben voilà comment un d’entre eux a fini (cliquable)

Brisé en deux le truc !!! Super impressionnant à voir!
Chéri fait le diagnostic : essieu cassé.
Outch ! on espère pour eux qu’ils ont pris l’assurance :D

La nuit tombe rapidement, on finit donc le trajet de nuit.
On suivra un boulet pendant un long moment : le gars devait pas rouler à plus de 20km/h en ligne droite (et j’exagère pas!!!).
Ni une ni deux, dès que je peux, je le dépasse (et c’est dur dans ces conditions).
D’ailleurs, je pense qu’au vu de son allure et au vu de la notre, il a du nous prendre pour des tarés !!

Après les 50km de route merdique, on arrive sur la route principale.

Et encore une anecdote !!

La nuit, les kangourous sont de sortie et il est très dangereux de rouler vite afin de pouvoir les éviter si il y en a un qui surgit.
Par exemple, je roulais à 80 alors que la limite était à 110.

D’ailleurs faut savoir qu’un kangourou c’est complétement con !!!!!!
Explication :
Je roulais sur la voie de gauche (oui on roule à gauche ici).
Puis je vois un kangourou sur MA voie (celle de gauche donc).
Premier reflexe : je ralentis.
Deuxième reflexe : je change de voie pour éviter la chose.
Mais comme un Kangourou et aussi con que sa poche ventrale, ben lui, il est suicidaire, il préfère aller là où la voiture va!
Donc pendant que je me mets sur la voie de droite, ce crétin commence à aller sur la voie de droite !
J’ai du faire un méga coup de volant pour l’éviter, il est passé à quelques centimètres du devant du 4×4.
Putain, la frayeur, je vous dis pas !!

Donc voilà, je confirme : les kangourous sont attirés par la lumière des phares et foncent dessus quoiqu’il en soit, c’est pour ça qu’il est vraiment déconseillé de rouler de nuit en Australie.

Après ce coup de stress, on trouve rapidement un endroit pour dormir et pouvoir récupérer de cette grosse journée !

Ps : je tiens à m’excuser ici auprès de Hugo, Alexandrine, Thierry, Sylvain et Aline (tiens au passage, les deux couples sont Aline/Sylvain :D) pour ma non réponse à leur mail. C’est une honte, demain promis, je vous fais ça :) /pardon

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Halls Creek – Dimanche 16 juin

On se réveille au milieu de rien (photo cliquable) :

C’est très agréable.

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Au moment où je sors du 4×4 pour aller faire mon pipi matinal, j’aperçois un dingo à quelques mètres de moi !!

Evidemment, pas d’appareil photo avec moi.. J’appelle Chéri pour qu’il me l’apporte.
Trop tard… Le dingo a eu peur et il est déjà parti dans les fourrés…. (je me demande qui était le plus craintif entre Chéri et le dingo d’ailleurs …)
Bref voici la photo :

On le voit un peu… (au milieu)

Après un bon petit déjeuner, on reprend la Tanami Road.

Et pour répondre à Clo : oui la route est monotone mais moi je prenais quand même plaisir à conduire dessus. Y avait personne et on pouvait aller à l’allure qu’on voulait :D

On a aussi croisé pas mal d’animaux sauvages sur le chemin, donc ça va, c’était pas si long :)

On a vu également de nombreuses carcasses de voitures (la route n’a pas toujours été aussi jolie qu’elle ne l’est aujourd’hui … et donc les voitures n’ont pas toujours réussi à finir la Tanami Road)

Donc, on continue notre chemin, et v’la t’il pas qu’on voit un dingo à notre gauche !!
Cette fois, je ne le rate pas :

Mais c’est quoi un dingo ??
Un dingo, c’est un chien sauvage d’Australie. Il a des caractéristiques communes au chien domestique et au loup (ah, peut-être que Chéri avait raison de s’en méfier …).
Bref pour en savoir plus sur cet animal, c’est par ici : Article Wikipédia

Un peu plus loin, c’est un troupeau de chevaux sauvages qui traversent la route devant nous :

Un vrai bonheur!

Après plusieurs dizaines de kilomètres, on décide d’aller faire un tour dans le 4ème (et dernier) lieu-dit de la Tanami Road.
A la base, c’était pour faire le plein parce qu’on commence à être juste en gasoil et qu’on veut aller voir un cratère et pour ça faut faire un petit détour…
Bref, on veut faire le plein de gasoil.
On arrive dans le village de Billiluna.

Ce village est uniquement habité par des aborigènes.
On demande au vieux du village où est la station service, il nous l’indique (dans un anglais très mauvais). Il nous dit également que vu qu’on est dimanche, c’est fermé.
Merde!
On va quand même voir si il y a quelqu’un.
On croise plein de gamins qui jouent dans les rues (et qui nous font coucou) :

Au bout du village, on arrive proche d’un hangar (on suppose que c’est la pompe à essence), mais malheureusement, c’est désert, y a personne.
On insiste pas : pas d’essence pour nous!

Et là un gros dilemme se pose à nous : aura-t-on assez d’essence pour arriver à Halls Creek ? Et même mieux, aura-t-on assez d’essence pour faire le détour dont je vous parlais pour aller voir le cratère météorique ??

On ne sait pas .. On hésite : on pourrait rester un jour dans le coin et faire le plein dès le lundi matin. Mais on est déjà super en retard sur le planning, hors de question de perdre du temps, on décide de continuer ET de faire le détour :D
On verra bien …

Cette fois-ci, c’est Chéri qui conduit (parce que moi je peux pas m’empecher de rouler vite (sinon je m’endors) et du coup ça crame à max du gasoil.
C’est donc à faible allure (environ 80km/h) qu’on continue notre périple …

Ah tiens, j’en profite pour vous dire que notre 4×4 dispose de deux réservoirs d’essence (de 90L chacun). Sur la photo ci-dessus, vous voyez les deux pleins en haut, et vous voyez aussi qu’on est en réserve sur les deux …

Mais on aime le risque (enfin surtout moi), alors on continue :)

On va donc visiter le Wolfe Creek Meteroite Crater.
Pour éviter que le bétail aille n’importe où, il y a des barrières tout du long de la route.

On passe notre temps à les ouvrir et fermer …

Là, vous me voyez en train d’ouvrir une barrière :

Pour la petite histoire : mais je me trompe de côté (j’ai poussé au lieu de tirer), du coup au moment de la photo, la barrière s’arrete de tourner et elle revient en arrière et je me la prends sur moi. Chéri qui filme se marre bien (moi pas trop!)

Bref, après tout ça, on arrive enfin au cratère météroique.

Petit historique qui fait de mal à personne :
Le cratère mesure 875 m de diamètre et encore 60 m de profondeur. L’impact serait dû à une météorite d’environ 50 000 tonnes qui serait tombée il y a moins de 300 000 ans au Pléistocène.
Le cratère a été découvert au cours d’un survol aérien topographique en 1947 ; il fut exploré deux mois plus tard et sa découverte fut publiée en 1949. Il doit son nom à une rivière qui passe à proximité, rivière qui doit elle-même son nom au prospecteur et commerçant Robert Wolfe qui est le fondateur de la ville de Halls Creek au moment de la ruée vers l’or.

Le voici :

J’ai trouvé une photo vue du ciel sur le net :

Personnellement, je trouve ça impressionnant :D

Après cette petite visite, nous reprenons la route (toujours à vitesse modérée pour économiser l’essence).
Et on arrive enfin à Halls Creek où on n’attend pas une minute pour aller faire le plein :

Chéri fait sa racaille avec la casquette à l’envers ;)

Et comme vous pouvez voir, on remplit les deux réservoirs :

Résultat : 153 Litres on a mis.

On avait donc carrément la marge avant de tomber en panne : 37 Litres …

Ca fait un peu mal au porte monnaie mais on pensait que ça serait pire. 265$, ça nous va !

On se fait un petit repas sympa à base de viande et de fruits (vous vous souvenez? ceux qu’on doit jeter.. nous on prefere les manger :D )

Rien de bien interessant dans la ville de Halls Creek donc on traine pas.
On décide quand même de visiter la région (hého, on est la pour ça !).
On fait donc un détour de 100 km pour voir des coins vraiment sympas :

D’abord, Saw Pit Gorge

A cet endroit, on va s’installer pour se doucher (avec notre douche solaire). Il fait tellement chaud que l’eau est trop chaude pour moi!
Ca nous a fait un bien fou de pouvoir être propre…
L’endroit est vraiment magnifique (on aurait eu plus de temps, je pense qu’on se serait poser là pour la nuit …) :


Je découvre une nouvelle passion à Chéri : l’eau !! Dès qu’il y a rien qu’un petit ruissellement d’eau, il passe des minutes entières à observer :

Ensuite, c’est le tour de Palm Springs


où on retrouve des palmiers :)

Enfin, on découvre le China Wall :

et d’ailleurs un hélico survole la zone pendant qu’on y est :

Ici, il y a personne à part nous et notre 4×4 :

Après ce détour (qui en valait la peine), on reprend la route vers le Nord en direction de Kununurra :

On retrouve de la route groudonnée :

Joli coucher de soleil pour nous :

On va rouler un peu de nuit pour avancer.
On se posera à l’entrée du prochain parc que l’on va visiter. J’ai nommé le Purnululu National Park !! (oui je suis d’accord la plupart des lieux ont des noms à coucher dehors :D )

Vivement demain :)

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Tanami Road – Samedi 15 juin

L’Australie est un pays dont 98% de la population vit sur les côtes

Sur la carte ci-dessus, on voit que 2% de la population australienne se situe dans la partie jaune.
Impression non ?

Il se trouve que pendant nos vacances, nous on y était dans cette partie jaune :)

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En Australie, il y a pas mal de désert avec très peu (ou pas) d’habitants :

Notre challenge des vacances a été de traverser le Tanami Désert.
C’est le troisième plus grand d’Australie. Il fait 185.000 km².

On traverse ce désert via la célèbre Tanami Road qui va de Alice Springs jusqu’à Halls Creek :

(carte faite par mes soins, je demande les copyrights si on me la pique !!)

La Tanami Road route fait 1053 km et il faut environ deux jours pour la faire.
20 % de la route est bitumée mais le reste c’est de la terre rouge.

Avant de s’engager là dessus, il faut être minimum préparé : être autonomne pour deux jours (eau, nourriture, gazoil), connaitre la route et surtout se renseigner sur l’état de la route avant de partir.

En juin, c’est la saison sèche, donc pour nous, aucun problème!
Tous les signaux sont au vert :

On peut donc y aller!
On se réveille donc au début de la Tanami Road avec le plein de gazoil, de bouffe et d’eau !

Dès le début du parcours, on est averti par les panneaux pour le gazoil :

Et également pour la route :

D’ailleurs quand on croise un véhicule (ou qu’on en suit un), voici ce que l’on voit de la route :

RIEN, que de la poussière :D

Il faut donc être assez prudents quand on croise un véhicule (surtout si c’est un road train!).

On entame donc notre périple, je commence à prendre des photos :


C’est le vide … (cela dit, on peut voir des vaches au fond de la photo)

La route n’est pas trop pénible finalement (on s’attendait à pire), du coup on peut se faire plaisir et rouler à haute vitesse (pas de limite !)

Toujours des paysages à perte de vue…

(on remarque la position des lunettes de Chéri :D )

Une grande particularité de cette route, c’est les termitières présentes tout du long

Chéri est très intrigué ;)

Y en a de toutes les dimensions :

La route n’est pas du tout mauvaise.
Parfois avec quelques gravillons :

Parfois sablonneuse :

Voici une photo interesssante, on y voit les ondulations (perpendiculaire à la route) :

C’est un vrai tape cul ^^

Quelques photos bonus (et pourtant je vous jure, j’ai fait un tri de malade!!) :

On fait pas grand chose à part rouler…
Du coup, en fin de journée, après environ 700 km, on arrive à la frontière entre le Territoire du Nord (où on est parti) et l’Australie occidentale (où on va).
Admirez-moi ce magnifique panneau :

Il est temps de faire la révision des niveaux :

On change d’état, il est donc interdit de conserver les fruits et légumes et toutes graines d’un Etat à l’autre. Oui oui ! Vous avez bien vu…
Au risque d’avoir une amende, il faut tout jeter!

(l’histoire ne dit pas si on l’a fait ou pas …)

Après cette journée très chargée en kilomètres, on a droit à un joli coucher de soleil.
Seul au monde

Je me suis amusée à faire une image animée, enjoy :

On se pose de nuit.
La suite de la Tanami Road sera pour demain!
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Rainbow Valley – Alice Springs – Vendredi 14 juin

On se réveille dans Rainbow Valley.
On est arrivé de nuit la veille au soir (même qu’on s’est fait jeté par un vieux, vous vous souvenez ?)

Voici la position de notre 4×4, et vous pouvez donc en déduire la vue de notre lit au réveil!!

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Il suffit de tourner la tête pour voir ce magnifique paysage (avec le moustiquaire of course ^^)

Ce matin là a été l’un des meilleurs moments du séjour à mes yeux !

On prend notre temps pour nous réveiller.
Résultat tous les gens qui dormaient là sont partis.
On est seuls :)

Donc comme je disais, la vue du lit est parfaite. On pouvait pas être mieux placés (merci au vieux con d’hier soir donc ^^).

Je me décide (enfin!) à sortir de la voiture pour admirer le paysage.

Puis, on part faire une petite ballade pour mieux apprécier le décor et on n’est pas déçus!

Je me répète mais : on est seuls au milieu de nulle part (normal, c’est une piste 4×4 de 22km pour venir) et la vue est splendide !!!


Y a trop de photos, je n’arrive pas à trier, je suis désolée :(
Petit résumé historique (ça ne fait de mal à personne) :
Comme son nom l’indique, la « Rainbow Valley » est surtout connue pour la palette de couleurs et de minéraux qui se distinguent sur les falaises de cette partie des « James Ranges ».
Les différentes couleurs ont été formées par l’eau qui était présente des millions d’années avant le désert, et qui a oxydé le fer contenu dans le sable.
L’érosion a ensuite permis de faire affleurer et disparaître les roches les plus tendres, faisant apparaître encore de nouvelles couleurs.
Les tons vont donc du noir-marron jusqu’au rouge, au blanc en passant par le jaune et la couleur crème !

Au bout de la ballade, on rencontre un rocher sympa : le « Mushroom Rock »

Cet énorme rocher rouge en forme de champignon érodé par le vent, et dont la taille et les teintes de couleur sont impressionnantes, est situé de l’autre côté du piton rocheux principal.

Je m’amuse à faire quelques photos artistiques (on ne se moque pas :D )



Puis je pars à la découverte du coin, seule, chéri part de son coté.
Je rencontre ce rocher :

que je décide d’escalader …
Me voici dessus (trouvez moi :) )

Et voici la vue que j’ai du rocher (trouvez Chéri ! ) :

Je continue ma promenade solitaire et je me rapproche d’un enorme rocher :

Je demande à Chéri de me prendre en photo de si loin mais son téléphone n’est pas assez puissant donc on me voit pas. Tant pis!

Sur le retour de la ballade, on croise quelques empruntes d’animaux. On essaie d’imaginer ce que ça peut être … Kangourou ? Wallaby ? Emeu ?

(les deux photos sont à la même échelles => pour la référence du pied :) )

Ensuite, retour au 4×4, petite révision de la part de chéri,



J’ai adoré ce site.
Le fait qu’on soit seuls a fortement fait penché la balance je pense !

Petite photo kitch du jour :

(v’la le soleil dans la yeule !!)

On quitte ce lieu avec regret (mais faut bien avancer!) pour rejoindre Alice Springs

Bye bye Rainbow Valley …

(au fait je vous ai dit qu’on était tout seuls ?)

On reprend la route rouge sablonneuse (absolument réservée au 4×4).
Ça glisse, je me régale a conduire sur cette surface. J’ai l’impression de faire du quad géant :))
Découverte du jour : j’adore conduire sur du sable !!!!!!!!

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On reprend la route principale (la même où on avait rencontré les flics ^^)
Puis on arrive à Alice Springs

Enfin, c’est rigolo, parce qu’ils nous souhaitent la bienvenue à Alice Springs, mais il y a un panneau vert qui indique que la ville est dans 10 km (à droite de la photo)

… mouais bon ok !
C’est comme si à Clamart, on vous mettez un panneau « Bienvenue à Paris ». Bizarre non ?

Bref, on continue ..
On va faire un tour en ville et on retrouve la civilsation (et le réseau aussi, ça nous fait pas de mal :) )
On croise pas mal d’aborigènes et notamment une petite brochette devant une église :

On s’installe dans un pseudo terrain vague pas loin d’une laverie.

C’est donc l’heure du repas et de la lessive :)

Ensuite, gros dilemne pour le choix de l’activité de l’après-midi.
Finalement, on choisit d’aller voir le musée du train et en particulier le The Ghan (ça fait plaisir à Chéri :) )

L’extérieur est vraiment bien agencé :


Peu interessée par le musée, j’en profite pour demander au gars de l’accueil si je peux charger la batterie de mon appareil photo. Il accepte.
Du coup, toutes les photos sont prises avec le téléphone de Chéri :

Petit résumé historique qui ne fait de mal à personne :

The Ghan est le nom donné à l’express du désert australien, par allusion au nom donné aux chameliers afghans qui arpentaient avec leurs bêtes les terres de l’Outback.
Grâce à ce train, la ville d’Adélaïde est désormais reliée à Darwin, via Alice Springs sur un périple de 3 000 kilomètres. La ligne Adelaïde-Alice Springs a été construite en 1929 mais ce n’est qu’en 2004 qu’elle a été prolongée jusqu’à Darwin.

=> Si vous voulez plus de détails : demandez à Chéri, il a tout lu dans le musée!

Nouveau petit jeu : trouver chéri:


Voilà voilà, c’était quand même sympa ce musée.
Il y avait aussi un musée des camions sur le même site, mais j’en avais marre et puis, ca fermait et puis c’etait trop cher.
On aura fait que celui du train donc.

On quitte donc le lieu et apès ce petit moment culturel, on va faire le plein d’essence et le plein de courses.
Car deux grosses journées nous attendent sans approvisionnement!

On se dirige vers le Nord en direction de la fameuse Tanami Road (je vous en reparlerai …)

Avant d’entamer la Tanami Road, on se fait un repas pates carbo (préparées par Chéri).
Délicieux!

Il fait nuit, on est très fatigués, on se couche tôt.
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Monts Olga – Jeudi 13 juin : suite !

Vu que vous avez été nombreux à demander la suite de l’histoire, je m’empresse de la raconter!!

Non je plaisante, y a seulement deux personnes qui sont impatientes d’avoir la suite (enfin qui me l’ont dit!).
Donc pour ces deux là, j’écris la suite (Jo et Clo, c’est pour vous!)

Les autres, sachez que ça fait toujours plaisir d’avoir un retour (par commentaire ou par message privé) et ça me motive à continuer à écrire :)

Mais bref, passons, LA SUITE !

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Donc petit résumé :
On est en voiture sur une longue ligne droite.
Chéri décide de dépasser un véhicule.
Il prend vraiment son temps pour se rabattre avant le haut de la crête.
Une voiture arrive en face, Chéri se rabat immédiatement.
Cette voiture nous fait des appels de phares et enclenche le gyrophare : ce sont les flics.
Mais ils ne font rien de plus.
Quelques minutes se passent et on voit la même voiture arriver dans notre rétro.
Ils ont fait demi-tour et nous demande de nous arrêter (non ce n’était pas Balladur)

On stationne donc sur le bas-coté.
On n’en mène pas large (les amendes en Australie coutent environ 4 fois plus cher qu’en France).

Un des deux flics s’approchent (ouf ils arretent la sirène).
Et il se trouve que c’est une nana!

Ok, tactique en vue : je laisse Chéri se démerder avec son anglais (je voulais vraiment qu’on passe pour des touristes donc j’ai décidé de ne pas dire un mot histoire qu’elles croient qu’on est vraiment des guignols).

Elle commence à nous dire qu’elle « a du piler sur les freins » sinon elle nous rentrait dedans. Heu what ??? Il y avait VRAIMENT la place. Même moi (qui suis très difficile en tant que passagère) je trouve que ce n’était pas du tout dangereux.

S’ensuit une explication de la part de Chéri …
Tant bien que mal, il arrive à se faire un peu comprendre avec les gestes (meme moi j’avais du mal pour dire ^^).

Après cette pseudo-explication, la flic était soit amusée, soit énervée. Je n’arrive toujours pas à savoir ce qu’elle pensait.
C’est vrai que Chéri avait beau faire tous les efforts du monde, pris au dépourvu comme ça, c’est vraiment une quiche en anglais.
Mais félicitations à lui sachant qu’il ne savait meme pas dire « dépasser » et « voie ».

Bref, après ses explications, la nana nous fait un regard très noir et nous dit « je sais que vous êtes en vacances, mais il faut rouler très prudemment sur ces routes, je n’ai pas envie que vos vacances soient ruinées par un accident et je suppose que vous non plus, alors faites vraiment très attention. Ces routes, ici, sont vraiment vraiment vraiment vraiment vraiment vraiment dangereuses »

Quand elle a dit ça (elle articulait bien pour que Chéri comprenne, c’était rigolo), moi j’ai explosé de rire intérieurement, et j’ai tout de suite pensé : « toi ma cocotte, t’es jamais venue faire les petites routes aveyronnaises :p  »

On aura droit donc à cet avertissement, et rien d’autres. Je sais pas si c’est l’accent sexy de Chéri ou sa bouille, en tout cas, elle nous a laissé tranquilles.

Donc, voilà, c’est tout. Vous êtes déçus ??
Oui je vous comprends. Je le serais moi aussi.

Bon après cette montée d’adrénaline, on éclate en fou rire dans la voiture et on se barre LOIN !!

Ensuite, il est l’heure de manger et pour une fois, on va se faire un petit resto au bord de la route. Ce bouig bouig est réputé pour ses burgers de chameau.
Malheureusement, ce soir là : pas de chameau.
Chéri prendra un burger de kangourous (oui!) qui était délicieux

et moi un truc bien light : frites & nuggets :) (qui étaient bof)

L’ambiance dans le resto est sympa même si y a pas grand monde.
Sur la table il y a deux coronas en guise de sel & poivre :

On a encore droit a des vraies toilettes.
J’en profite pour charger la batterie de mon appareil photo.
Cette journée est vraiment sympa niveau confort : vraies douches, vraies toilettes, resto. On se lache!

Mais il faut repartir, la route nous attends. Et la nuit est déjà tombée.
Notre prochaine étape est Rainbow Valley à quelques dizaines de kilomètres de Alice Springs et accessibles uniquement en 4×4.

On essaie de s’en rapprocher au plus. Et finalement, on fait le trajet sur la route rouge de nuit (Chéri conduit).
On décide de dormir sur l’aire de repos de Rainbow Valley.

En arrivant, on trouve une place sur l’aire (où y a déjà beaucoup de caravanes/camping-cars/tentes)
On n’a pas besoin de tourner longtemps, on est content (tout le monde est déjà couché).

Mais a peine installés, on a le vieux d’à côté qui nous dit qu’on est trop près de lui et que y a plein de places plus loin (ce qui s’avéra être faux).
Il nous demande de partir.
J’ai halluciné !!
Moi, je veux pas faire d’histoire, je dis à Chéri qu’on doit se barrer.
Le vieux était très désagréable (et visiblement pas à son premier ralage) mais vu qu’on arrive de nuit, on ne discute pas et on va s’installer plus loin… (une place un peu à l’arrache mais au moins on est à plus de 3 mètres de tout le monde!)
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Monts Olga – Jeudi 13 juin

Réveil 6h pour aller voir le lever du soleil
On n’a pas de photos du campement car on est arrivés et repartis de nuit.

On a dormi proche de l’entrée du parc (on croyait être super bien cachés mais en y re-passant le soir, on s’est bien rendu compte qu’on n’a pas du être très discrets ^^)

Direction du matin : le spot pour le lever du soleil d’Uluru.
C’est un endroit assez touristique, on est pas les seuls…

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Je trouve le lever du soleil assez décevant : je m’attendais à mieux.
Ailleurs, ça aurait été aussi joli :)
En plus, comme la veille, il y a trop de nuages.
Je pense également qu’on a pas choisi le meilleur spot pour apprécier la vue.

Décidément, Uluru me laissera un vague goût amer..

Mais, peu importe, j’ai quand même fait quelques photos sympas, les voici :



Sur cette photo (la suivante), on voit les Monts Olga au fond à gauche de la photo :

Concentration :

A nouveau les Monts Olga, petit zoom cette fois ci :

Et tous seuls :

Ayé le soleil apparait !! (mais de l’autre coté du rocher, c’est pour ça que je pense pas que ça soit le meilleur spot) :

Après ce spectacle, il est 8h du matin.
On prend enfin notre petit déjeuner.
La suite du planning : visiter les cousins d’Uluru (ouais on persévère :p ), j’ai nommé les Monts Olga : Kata Tjuta


Et bien, c’était magnifique !!!

On a d’abord commencé par faire le petit aller-retour vers les gorges. Rien d’exceptionnel mais sympa quand même.

Ensuite, on a hésité (suite a la déception d’hier) à faire le grand parcours de 7.5km.
Finalement, on y allait et on a bien fait !!! Ca s’appelle « la vallée des vents ».

On se sent tout petit à coté


Les couleurs du ciel et de la roche sont magnifiques :

(sur cette dernière photo, on voit bien que Chéri m’embete quand je prends la photo ^^)

On continue notre promenade :






On arrive à un des endroits clés de la balade : la plupart des touristes s’arretent ici :

Nous on a continué, en bas (là où y a l’ombre donc) et on est allé dans la « prairie » au milieu


Petite photo kitch du jour :

On finit notre parcours sous un ciel bleu endiablé :)

Ce parcours est magnifique : il est varié et offre des vues imprenables tout du long. Je plus que recommande!!

Après ce moment fort en émotion, il est 13h et il est temps de nous remettre en route.

On dit au revoir à Uluru et ses cousins.
Et on reprend la route, cette fois-ci : vers Alice Springs …
On a encore plein de belles choses à voir!!

On reperd le réseau.

Sur la route, on trouve des douches chaudes (gratuites!).
Quel luxe : ce sont les premières en 5 jours.

Tout propres et bien rafraichis, on reprend la route.
La route est goudronnée et en ligne droite.

Trop ennuyeuse pour moi (il ne me faudrait pas plus de 5 minutes pour m’endormir là dessus), c’est donc Chéri qui conduit.

On conduit tranquillement, on rencontre même une voiture ultra sale avec une phrase typique australienne dessus.
« G’day mate »

Puis, on continue, Chéri roule à bonne allure (mais ne dépasse pas les vitesses)
Il y a un road-train devant nous. Tiens ça me fait penser que je vous ai pas encore parlé des road-trains.

Ce sont des longs camions avec jusqu’à 4 remorques et qui traversent l’Australie de part en part pour apporter des denrées à chaque bout du pays (ici trajet du Nord au Sud via la Stuart Highway)

Ils sont assez impressionnants, surtout quand ils nous dépassent!

Bon ce jour là, Chéri était en pleine forme, on roulait assez bien, donc on dépassait les gens.

On était sur une ligne droite (ouais cette route est impressionnamment droite!), rien qu’à voir sur la carte (zoomable) :
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Bref, donc on était en légère montée sur la ligne droite derrière un road train.
Chéri décide de dépasser.
Il y a largement la place avant le haut de la butte pour se rabattre.

La suite de cette histoire connaît deux versions (la mienne et celle de Chéri) :

Version 1 (celle de Chéri) :
Mais en Australie, les gens mettent longtemps à se rabattre, Chéri fait donc pareil.

Version 2 (la mienne) :
Mais Chéri a une (mauvaise?) habitude. Il aime attendre trèèèèèèès longtemps avant de se rabattre sur sa voie initiale (histoire de pas géner le véhicule qu’il vient de dépasser). Lui il dit qu’il fait ça car il a remarqué qu’en Australie, les gens mettent longtemps à se rabattre, il fait donc pareil pour éviter que les australiens croient qu’on leur fait une queue de poisson. Je ne suis pas d’accord sur ce point

… Reprise normale de l’histoire en version commune …

Donc, toujours sur la voie de dépassement, Chéri prend son temps pour se rabattre…
Après un petit moment, y a une voiture qui arrive en face tout en haut de la crête.
Evidemment, Chéri se rabat illico (plus vite que prévu).

La voiture arrivant en face fait des appels de phares et allume les gyrophares.

Elle passe à notre niveau : c’est une voiture de flics !!!!!!!!!!!!!

Oh putain, on fait moins les malins là !
Surtout que les amendes routières sont très chères ici (mais bon on a rien fait de mal … enfin on croit ?! )

On continue à 110 (limitation autorisée).

Puis quelques minutes s’écoulent.
On se remet de nos émotions.

Et soudain, on voit une voiture arriver dans notre rétro.
La voiture se rapproche de plus en plus…

Elle a la sirène et le gyrophare allumé.
Bon ben, je crois que c’est la voiture des flics qui est revenue pour nous …

Elle nous fait signe de nous garer, on s’execute.

Aïe aïe aïe

… to be continued

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Where are you from ?

Je suis en train d’écrire un nouvel article sur les vacances de juin.
Mais comme ça me prend beaucoup de temps, pour vous faire patienter, je fais un petit post sur une question qu’on me pose souvent.

Je travaille dans ma boulangerie depuis presque 5 mois.

Au début, les clients ne me connaissaient pas du tout donc ils me demandaient sans arret d’où me vient mon accent etc …
J’ai toujours pris plaisir à répondre. Ca engage la conversation. Ca m’arrange vu qu’on doit faire du small-talk.

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Voici une petite anecdote de mes débuts à la boulangerie.
Pour le taf, on doit régulièrement aller à la banque pour avoir de la monnaie (la banque est à deux pas de là).
La première fois que je suis allée à la banque, je demande donc la monnaie à la guichetière, puis à la fin de la transaction, elle me demande « where are you from? »
(c’était au début, j’étais très très habituée à qu’on me demande d’où je viens)
Tellement habituée à la question, je réponds du tac-o-tac « France! ».
Là, là guichetière a explosé de rire et s’est aussi marrée avec sa collègue…
J’ai mis 3 secondes pour percuter qu’en fait elle me demandait pas mon pays d’origine mais de quel magasin je venais!!

Bon maintenant, les guichetières me connaissent bien, elles me demandent même plus d’où je viens ;)
Mais sur le moment, je me suis sentie très con :D

Je pense à cette question parce que hier à la boulangerie c’était un jour très très calme. Et il y a eu au moins une quinzaine de clients qui m’ont demandé d’où je venais.
D’habitude j’ai droit à un client voire deux clients par jour (surtout que beaucoup d’habitués me connaissent maintenant, je fais partie des meubles).
Ma collègue était aussi étonnée que moi en me disant « mais qu’est ce qu’ils ont aujourd’hui !! »

Y a même un client qui m’a demandé « alors vous avez quitté la maison ? » en attendant mon accent
Je lui ai répondu illico : « non, c’est ici ma maison!! »
Ma collègue m’a dit après-coup « well done!! »
Bon j’ai avoué tout de suite après au client que oui, je rentrais dans moins de deux mois … (45 jours à partir d’aujourd’hui d’après le compteur d’ailleurs).

Voilà mes petites anecdotes du jour :)

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